22 janvier 1963, Traité de l’Elysée.

26/11/2022

Traité de l'Elysée, 22 janvier 1963.

22 janvier 1963,

Le général de Gaulle et Konrad Adenauer scellent la réconciliation, l’alliance et infusent l’aube d’un couple franco-allemand, 18 ans après l’armistice du 8 mai 1945. Comment mettre en œuvre la paix ? Cette question sans solution subsiste depuis la nuit des temps et reste d’actualité en Europe au XXIe siècle.

Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, guerre et paix

Konrad Adenauer, bâillonné, interné et emprisonné en raison de son opposition au nazisme dans les années 1930, est démis de ses fonctions de maire de Cologne en 1933. « Arrêté à plusieurs reprises il n’évita sans doute le camp de concentration ou l’élimination physique pure et simple que grâce aux hautes protections dont il bénéficiait de la part de la hiérarchie catholique. », affirme l’historien Joseph Rovan.

Outre-Rhin, à la même période, le général de Gaulle enchaine les postes dans la haute fonction publique, vice-président du Conseil supérieur de la guerre au sein du cabinet de Pétain dès 1925 puis secrétaire général de la Défense nationale entre 1932 et 1937. La suite, nous la connaissons.

A la fin des années 1950, les deux protagonistes, au pouvoir, s’envoient des lettres et se rencontrent à maintes reprises. Ils le savent, la paix doit avoir lieu entre les deux grandes puissances d’Europe. Quoi de mieux que de mettre en usage une alliance post-conflit avec deux résistants de la première heure ? Apprendre pour comprendre

Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle, Konrad Adenauer mais également Georges Pompidou (Premier ministre), Maurice Couve de Murville (ministre des Affaires étrangères) et Gerhard Schröder (ministre fédéral des Affaires étrangères) se retrouvent dans la salle Murat du palais de l’Elysée.

Trois principaux points ressortent de ce traité de l’Elysée historique :

Premièrement, la coopération. Près de la moitié du texte porte sur la nécessité de se parler régulièrement, « au moins deux fois par an » entre le chef d’Etat français et le chancelier fédéral allemand, « au moins tous les trois mois » entre les deux chefs de la diplomatie mais également les ministres des Armées, « tous les deux mois » pour les chefs d’Etat-major des deux pays.

Deuxièmement, des politiques éducatives par la pédagogie. « L’importance essentielle (…) de la connaissance dans chacun des deux pays de la langue de l’autre. » ou encore des « échanges collectifs » qui « seront en particulier multipliés. » avec la création d’une officine franco-allemande pour la jeunesse.

Enfin, une politique de défense conjointe avec l’instauration d’instituts franco-allemands de recherche opérationnelle et un travail « commun » en « matière d’armements ».

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